PORT DE VÉNASQUE

Direction la Haute-Garonne pour une randonnée pleine de découvertes.




Départ : Hospice de France au dessus de Bagnères de Luchon

Durée : 7h A/R (en comptant le détour au col de la Montagnette)

Distance : 16kms

Dénivelé : 1330m

Ce dimanche matin, le ciel est bleu et un vent chaud de sud souffle de plus en plus dès le départ. Un temps "trop" idéal ! "Trop" car il n'y aura pas de matière dans le ciel et cela va me déranger (photographiquement parlant).

Je suis accompagné de Bastien Berring.


Il est 7h lorsque nous démarrons la randonnée depuis l'Hospice de France. C'est un véritable "mur" qui se dresse devant nous. Nous nous demandons même si nous y arriverons tellement il est imposant.


Le refuge de Vénasque est tout droit

Le vent souffle modérément, nous avançons à notre rythme et savons que nous rentrerons tard. Le morceau est gros, annoncé en 3 heures de marche nous mettrons plus de quatre heures (pauses photos comprises) pour rejoindre le Port de Vénasque à 2.444m d'altitude.

Le sentier s'élève dès les premiers mètres. Il longe sur la rive gauche le torrent qui s'écoule des lacs.

Très vite les premiers lacets apparaissent. Il y en aura 74 au total !


Tout au loin le pic de Sauvegarde

Vue sur la vallée avec l'Hospice de France comme point de départ

Premiers rayons de soleil sur l'Hospice de France


Après 2 heures de montée à un rythme léger, nous passons les lacets et arrivons au pied du premier lac.


à gauche du pic de la Mine, le soleil illumine ces dents

Nous passons rapidement le refuge pour arriver au Port de Vénasque avant midi. Le sentier parcours le lac principal par la gauche et de nouveaux virages en lacets s’enchaînent. Pas de difficulté particulière pour atteindre la brèche qui marque la frontière avec l'Espagne.

Plus nous grimpons, plus la vue sur les lacs est belle.



Le Port de Vénasque est droit devant

Jusqu'à ce moment précis nous n'avions pas vu le massif de la Maladeta. Le massif est le plus haut massif des Pyrénées mais aussi le premier massif glaciaire. C'est là notamment que la Garonne prend sa source.

De nombreux sommets dépassent ici les 3.000m. L'aneto bien évidemment (plus haut sommet des Pyrénées avec 3.404m), mais aussi entre autres le Pic Maudit, la Maladeta, le pico des Coronas, le Pic des Tempêtes, le Bondidier ou bien encore le Tuc de Mulleres.


Ce qui frappe en passant le Port, c'est la pâle figure des glaciers. Il ne reste plus grand chose et en les voyant je me dis que probablement dans 10 ou 15 ans ils auront disparus, par notre faute.


Massif de la Maladeta

L'Aneto et son glacier en perdition



Après une pause repas à rallonge, nous décidons avec Bastien de redescendre afin de rejoindre le col de la Montagnette. Il n'est pas très loin et permet de voir le lac éponyme.

J'avais repéré ce lac en allant sur google map. C'est une astuce très pratique pour ne pas passer à côté de beaux paysages. Bien entendu, il faut que les jambes suivent puisque ce détour augmente d'environ 200m le dénivelé pour 45mn de marche supplémentaires. Mais il est encore tôt, il n'y a pas un nuage à l'horizon et donc la décision est vite prise.


Nous aurions pu également rejoindre le Pic de Sauvegarde, mais beaucoup de monde étaient déjà engagés sur le sentier et préférions rejoindre ce col moins fréquenté.


Le col de la Mopntagnette au centre gauche

Bastien prend la pose devant le Boum de Vénasque

Peu avant le Col, la vue sur le lac supérieur est grandiose. L'eau toujours aussi bleue.



Col de la Montagnette

Depuis le Col, la station de Superbagnères ou encore l'Arbizon tout au fond.


De l'autre côté, on se rend bien compte des lacets qu'il faut emprunter pour rejoindre le Port de Vénasque où nous étions 1h avant.



Après une pause photos, nous redescendons dans la vallée, les jambes bien fatiguées et nous nous apprêtons à arpenter de nouveaux ces fameux lacets. Pour être franc c'est très long. L'hospice de France agit comme un aimant. Il ne nous quitte jamais depuis le premier lacet mais la descente parait interminable. Mieux vaut avoir les jambes !